Après les attentats du 11 septembre 2001, des mesures de sûreté ont été mises en place. Elles sont destinées au renforcement de la sécurité et de la sûreté maritimes et à la sauvegarde de la vie humaine à bord des navires ainsi qu’à terre. C’est le code ISPS (International Ship and Port Security) qui est applicable depuis le 1er juillet 2004.

ACVS et ses conséquences:

-Demande de professionnalisme plus important.
-Augmentation des responsabilités des agents.
-Augmentation du nombres de missions.
-Augmentation des contraintes horaires.
-Augmentation des risques professionnelles.
-Salaire.

Professionnalisme:

En plus de la carte professionnelle demandé aux agents de sécurités, l’ACVS doit répondre aux exigences de la sûreté maritime:
-obtention de la formation (agent chargées des visites de sûretés).
-double agrément valable pour une durée de 5 ans.

L’agent se doit donc d’être plus apte encore pour exercé sa fonction.

Tous cela implique qu’en cas de problème d’ordre judiciaire compte tenu de nos fonctions et de nos responsabilités, nous risquons plus.

L’ACVS peut-il être considéré comme un agent dépositaire d’une mission de service public ?

Augmentation des responsabilités des agents:

Les responsabilités et les risques ont augmentés depuis le passage à la sûreté.
Les conflits sont nombreux, certains ne comprennent pas ce bouleversement de leurs habitudes et voir un agent contrôler non seulement leur titre d’accès, mais aussi leur véhicule, bagage et leur propres personne est souvent mal perçu. Les agents doivent souvent gérer eux même ces problèmes afin d’apaiser les esprits mais cela ne suffit pas toujours.
Ainsi depuis le passage à la sûreté, deux plaintes ont été déposées au près de la Police ( Police aux frontières) pour des insultes et des violences physique.

Le faite qu’un agent puisse faire des fouilles de bagages , des palpations et des fouilles visuelles des véhicules , lui donne de grosses responsabilités tant au niveau de son employeur que du client, mais aussi auprès de la justice en cas de problème.

Augmentation du nombres de missions:

Le nombre de fonctions, mais aussi de missions à considérablement augmenté. Au port de Saint- malo, nous sommes passé de
3 à 9 postes et de 7 à 21 agents.

Nombre de poste actuel au port de Saint-Malo:
1- PC sécurité H24 7/7. 3×8 en semaine et 2×12 le week-end.
2- Contrôle d’accès H24 7/7. 2×12 heures avec en plus: contrôle des coffres la journée et des rondes toute la nuit en voiture.
3- contrôle embarquement fret. Fréquence journalière (durée de la vacation: 04h30)
4- contrôle embarquement piétons. 2 agents, fréquence selon horaires des navires matin et après- midi.
5- contrôle embarquements voiture. 1 agent, fréquences selon horaires des navires matin et après- midi.
6- contrôle paquebot. Saisonnier et Fréquence non régulière et durée vacation fluctuant.
7- contrôle Cargo matière dangereuse. Fréquence non régulière et durée vacation fluctuant.

Plus de mission dans une vacation, plus de responsabilité dans les missions tout cela emmène à plus de risque de faire une erreur et donc d’être sanctionné pour cette erreur.

Au port de Saint-Malo, Sécuritas pour la saison estivale à embauché du personnel sans le formé. Cela à pour conséquence, qu’au PIF piéton, l’ACVS peut se retrouvé à travaillé seul avec un agent de sécurité qui ne peut que gérer le flux des clients et faire positionner correctement les bagages à l’entrée de l’appareil RX. L’ACVS à ce moment doit faire lui même l’interprétation des images radioscopique tout en faisant les fouilles des bagages (cotas de 2%) et faire en plus les palpations des passagers piétons (cotas de 2%)
Cela emmène l’agent à faire plus de travail qu’as l’accoutumé, ce qui emmène à plus de fatigue et donc évidemment emmène à plus de risque d’erreur de la part de l’ACVS.

De plus contrairement à la sûreté aéroportuaire nous sommes toujours 2 agents alors qu’en aéroportuaire ce nombre est fluctuant et s’adapte au flux de passagers
En aéroportuaire l’art 9 de l’arrêté du 10 Octobre 2000 fixe le nombre d’agent selon le flux de passagers durant 30 minutes, voir en annexe.

L’Augmentation des missions à pour incidence de multiplier le nombre de petites vacations, mais aussi le nombre de contrôle sur le travail des agents.
Ainsi les ACVS sont invités à remplir des comptes rendus journaliers d’exploitation du dispositifs d’inspection filtrage) mais aussi sur G-vision ou 3 onglets on fais leurs apparitions :
-pour le contrôle du frets (camions remorques non accompagnées)
-des passagers piétons + voitures et encore du fret.
-des accédants autres que les clients ( intervenants, livraisons, navigants, dockers etc…)

Augmentation des contraintes horaires:

Avant le passage à la sûreté nous étions peut ou pas tributaire des horaires des navires, seul l’agent chargé du contrôle des camions (recherche de clandestins) était impacté par ce problème.

Aujourd’hui avec les missions de contrôles sûretés aux piétons, véhicules particuliers (voiture camionnette etc..) et fret. La grande majorité des agents est victimes des horaires:
-Retards parfois important.
-Rotations prévus au derniers moment ou changement d’horaire au jour le jour (Paquebot, Cargo matières dangereuses)
-Annulation des rotations au derniers moments.

Depuis le passage en sûreté, le nombre de changement de planning est encore plus important. Ces changements sont aussi dut au faite que nous sommes plus nombreux donc en cas d’absence nous sommes plus souvent appelé pour des remplacements au pied levé.

Les petites vacations se sont aussi multipliées:
Avec comme problématique que certaines de ces vacations sont fractionnées en deux. Par exemple les agents du contrôle PIF piétons doivent faire une vacation de 07h00 à 12h30, puis reprendre la même vacation de 14h00 à 18h30. Entre 12h30 et 14h00, l’agent à le choix entre :
1- rentrer chez lui et donc de consommer du carburant (frais kilométrique non remboursé, en aéroportuaire ils le sont).
2- rester manger sur place en sachant qu’il n’as pas fais 6 heures d’affilié donc il n’as pas droit au 3€30 (qui lui aurait permis d’avoir un super repas complet et super équilibré bien sur !).

De plus quand les agents sont victimes du retard des bateaux au départ le soir et qu’ils n’ont donc pas prévus de quoi se restaurer, place cela pose un problème de santé.

Ces contraintes horaires ont un impact sur la vie privées des agents mais aussi sur leur santé. Sans parler du faite que Sécuritas ne respecte pas l’accord sur les temps de repos (48 heures) lors du passage nuit/jour et jour/nuit, ce qui n’arrange pas les choses.

agen
Augmentation des risques professionnelles:

Entre la peur de perdre son emploi à cause de l’augmentation du risque de faire un erreur, les bouleversements des plannings, la vie privé qui est impacté par la vie professionnelle.
Le facteur Stress est nettement plus important, donc celui de l’arrêt maladie voir de l’accident ce travail aussi.